Sadio Doumbia

Classement Français : N°35
339 ATP Simple – 162 ATP Double

Ancien joueur du Pôle Espoir Midi-Pyrénées de Tennis
Membre de l’équipe universitaire de Georgia aux Etats-Unis pendant 4 ans
Vainqueur du Challenger de Pune (Inde) en 2016
Vainqueur de 3 ITF Future entre 2015 et 2016

« J’ai un parcours atypique. Je m’appuie sur ma motivation pour faire avancer ma carrière tennistique pas à pas. Depuis mes débuts dans le Tennis, j’ai toujours été à la recherche de solutions qui me permettraient d’accéder au niveau supérieur. Ayant atteint la 250ème place mondiale en me débrouillant principalement seul, je souhaite dorénavant m’appuyer sur une cellule d’entrainement professionnelle qui m’accompagnera tout au long de ma carrière.
Je suis convaincu qu’une telle aide me fera accéder au très haut niveau. »

PALMARES

2018

  • Vainqueur tournoir GYOR (Hongrie)
  • Victoire Tournoi Nussloch (Allemagne)

2017

  • Victoire Challenger Pune (Inde)
  • Finale ITF Hua Hin (Thaïlande)
  • Qualification ATP 250 Los Cabos (Mexique)

 Interview de Sadio  Doumbia ( novembre 2017)

 

  • A quel âge as-tu commencé le tennis ?

 Sadio Doumbia : J’ai commencé le Tennis à l’âge de 8 ans dans un petit club près de Toulouse.

 

  • Quel est ton parcours sportif ?

 S.D. : J’ai commencé le sport dès mon plus jeune âge, judo, natation, golf et bien sur Tennis. J’ai intégré le Pôle Espoir Tennis de Toulouse à l’âge de 11 ans. J’y suis resté jusqu’à l’obtention de mon baccalauréat à l’âge de 17 ans. Je suis ensuite parti aux USA étudier dans une université Américaine de 18 à 23 ans. Je représentais mon université dans les compétitions nationales, en contre parti, mes frais de scolarité étaient pris en charge. Après avoir obtenu mon diplôme universitaire de Finance, je me suis lancé sur le circuit professionnel de Tennis en 2014.

 

 

  • Pourquoi avoir choisi le Stade Toulousain Tennis Club ? depuis combien de temps es-tu membre du STTC ?

 Je suis membre du Stade Toulousain depuis 10 ans. J’y suis arrivé avant mon départ aux USA. A l’époque, j’étais -4/6 et je recherchais un club qui pouvait m’épauler dans mon projet de joueur de Tennis professionnel. Ce club est la référence Régionale du Tennis de Haut Niveau avec des joueurs et des entraîneurs de qualité.

 

  • Comment se déroule une journée type d’entrainement ?

 

C’est très variable. Je m’entraine en moyenne 5 heures par jour avec, en général, une séance de Tennis le matin avec mon père, suivie d’une séance de physique ou de Tennis l’après-midi. 

 

  • Quelle est ta devise ?

 

Il y a ma vérité et ta vérité qui ne se rencontrent jamais, et LA vérité qui se trouve au milieu. Pour s’en approcher chacun doit se détacher un peu de sa vérité. Il faut que tu abandonnes ta vérité pour aller vers LA vérité. Et que j’abandonne ma vérité pour aller vers LA vérité, pour que nous soyons des adeptes de LA vérité.

 

  • Quel est ton rituel avant un match important ?

 

 S.D. : J’aime bien être seul, rester tranquille. Je mets mes grips l’un après l’autre avec minutie.

  

  • Quel est le meilleur souvenir dans ton parcours ? Quel est le pire souvenir de ton parcours ?

 

Mon meilleur souvenir reste ma victoire en simple au Challenger de Pune. J’étais accompagné de mon ami Fabien Reboul. Ce fût un super moment.

Je garde un souvenir douloureux de ma défaite en demi-finale du championnat universitaire Américain. Le match s’est fini à 11h du soir dans mon université de Georgia, avec une ambiance incroyable. Une défaite en simple 6/4 au 3ème devant 4000 fans de l’université acquis à ma cause.

 

  • Comment vois-tu ton avenir professionnel ? Tes objectifs de carrière ?

Mon objectif est d’enchainer les saisons en restant en bonne santé et de voir ou mon potentiel tennistique peut me mener. Je n’ai pas d’objectif de classement.

 

  • En dehors du tennis, as-tu une autre passion ?

 

J’adore voyager, écouter la radio, lire sur Kindle. J’aime bien passer du temps avec ma copine.

  • Pour finir, une anecdote à nous raconter sur le tennis ?

 S.D. : Lors de ma dernière tournée chinoise, je perds au premier tour du tournoi de Ningbo, je souhaite me rendre au plus vite au tournoi suivant, le challenger de Shuzou. Le service joueur du tournoi m’aiguille et m’aide à acheter un billet de train. L’une des hôtesses du tournoi m’aide à m’enregistrer en ligne. Nous remplissons le document, nom, prénom… Une fois arrivé à la case document d’identité, je me rends compte que j’ai oublié mon passeport à l’hôtel dont je ne connais pas le numéro par coeur. Je décide donc de mettre mon numéro de carte d’identité Française. Après tout, je prends seulement le train, que peut-il m’arriver?… Le lendemain matin, je me rends à un kiosque pour récupérer mon billet de train, la vendeuse me dit que je dois aller à la gare directement car mon numéro de carte d’identité n’est pas valable. Je commence à douter de mon choix de la veille, peut-être aurais je mieux fait de mettre mon numéro de passeport. On est en Chine après tout, il se peut qu’ils opèrent différemment de la SNCF. Je fais mes affaires et pars pour la gare à 10H30, mon train était prévu à 16H. Je suis large. Une fois arrivé à la gare, je fais 45 mins de queue pour rentrer dans la gare. Je me vois refuser l’accès car je n’ai pas de billet. Je vais donc au kiosque de retrait des billets, 10 files, 500 personnes, une heure de queue. L’hôtesse de gare me signale que mon numéro de carte d’identité n’est pas valable et que j’aurai dû mettre mon numéro de passeport. Je lui montre mon passeport. Elle ne veut rien savoir, et m’envoie au kiosque de retrait des billets spéciaux. Kiosque de retrait des billets spéciaux, 2 lignes 100 personnes, 1 heure de queue. J’explique ma situation à la nouvelle hôtesse inutile de préciser que toutes mes conversations se déroulent en Anglais/Chinois/ Langage des signes, elle ne veut rien savoir et me fait comprendre que je dérange. Il est vrai qu’une queue d’au moins 75 personnes s’est formée derrière moi. Je comprends que je ne pourrais pas prendre le train. Perdu pour perdu, je décide de bloquer la file et ne bouge plus. Les passagers chinois commencent à hurler. Au bout de 15 minutes sous la pression du peuple chinois, je me vois contraint de rentrer à l’hôtel. Je me précipite vers le service joueur pour exprimer mon mécontentement et me défouler. Une des hôtesses du tournoi se rendit elle-même à la gare dans la soirée pour m’acheter un nouveau billet. Le lendemain matin, elle me donne mon billet et m’offre sa peluche préférée pour se faire pardonner. J’ai trouvé le geste super sachant qu’elle n’y était pour rien.